Et si se convertir à la Bio c'était faire un pas vers l'avenir !

L'environnement est-ce un thème à la mode ou une véritable préoccupation pour l'avenir de la planète que nous allons léguer à nos enfants ?

Beaucoup d'agriculteurs, ne sont pas fiers d'utiliser des produits à la toxicité démontrée, qui ont un impact nocif sur la qualité de l'eau, la faune et les terres. Tous ces produits sont considérés paraît-il comme un mal nécessaire pour pouvoir produire assez, afin de  nourrir la population de la planète et vivre dignement de son travail.

Regardons les faits en face :

  • l'eau des ruisseaux est polluée à cause des engrais chimiques et des pesticides,
  • la terre a perdu beaucoup de son humus pendant les dernières décennies,
  • l'agriculture a aussi sa part de responsabilité dans le réchauffement de la planète,
  • le bétail a une santé fragile et les médicaments deviennent systématiques, bien que de plus en plus inopérants.

L'agriculture bio n'est pas simplement une agriculture sans engrais et pesticides chimiques, mais tout un ensemble de techniques et de méthodes, résultats de recherches constantes depuis plus de 50 ans et en constante évolution. L'agriculture bio n'est pas l'agriculture de nos grands-parents comme le prétendent souvent ses opposants.
Pouvoir se coucher avec la conscience, qu'on a tout fait pour que nos enfants et petits-enfants puissent encore vivre de ces terres, procure un sentiment de grande satisfaction.

Ce sont bien les fermes d'élevage bovin qui sont les plus aptes à se convertir vers l'agriculture biologique, puisqu’elles produisent déjà leur engrais et l'herbe est aussi la production la plus facile à mettre en oeuvre dans ce type d’ agriculture.   Les engrais chimiques par contre, qui nécessitent beaucoup d'énergie pour leur fabrication, vont devenir de plus en plus rares et chers. Il vaut mieux s'y prendre dès maintenant pour augmenter la fertilité naturelle de la terre ; c'est un processus qui prend certes du temps, plus que les 2 ans de conversion mais compost et prairie s’associent dans un travail naturel si merveilleux !

Et si faire de la Bio était économiquement plus intéressant !

« Alors comment  se fait-il que le voisin là-bas en bio arrive à vivre de sa ferme et que nous ayons  du mal à joindre les deux bouts ? »

Moins d'intrants, moins de fuel, moins de vétérinaire et un prix de vente supérieur au prix conventionnel, peuvent effectivement rendre une ferme fort rentable, même si la production peut baisser légèrement. Le chiffre d'affaires seul ne fait pas le revenu de l'agriculteur ; les dépenses l'amputent largement !
Les prix des matières premières et avec eux les coûts de production deviennent incontrôlables à cause du marché mondial ; on finit par acheter ce que l'on produit.

Voici un tableau comparatif de différents systèmes de production laitière, réalisé avec 84 fermes du réseau d'élevage des Pays de Loire.

Le Système de nos DPU (Droit Payement Unique) rend de surcroît une conversion très intéressante, puisque produire de l'herbe avec une prime de maïs irrigué devient fort rentable ! Les agriculteurs en Bio depuis de plus de 10 ans ont bien réussi leur conversion sans aide, pourquoi pas vous avec !

Qu'est ce qui vous fait hésiter encore ?

vaches

COMMENT SE CONVERTIR A L’AGRICULTURE BIOLOGIQUE ?

Convertir son exploitation laitière à l'agriculture biologique est une démarche passionnante. Mais cela nécessite aussi quelques exigences pour bien réussir ce passage. Nous pouvons identifier 3 grandes étapes dans l'élaboration et la maturation d'un projet qui contribue bien souvent à faire redécouvrir le métier.  

1- Réfléchir à son projet, s’en imprégner

C’est la première étape qui permet à une idée souvent ressassée de passer à un projet qui va transformer l’exploitation. Cela suppose de mettre en œuvre les moyens suivants :

  1. Rencontrer et s’informer auprès des agriculteurs « bio » travaillant sur des structures comparables.
  2. Visiter des fermes laitières biologiques.
  3. Se former auprès des structures organisatrices de sessions dédiées à l’agriculture « bio » (GAB,Civam Chambre d’agriculture).
  4. Travailler les conséquences économiques avec un technicien (GAB, Civam, Chambre d’agriculture, centre de gestion …).
  5. Se documenter sur les techniques de production bio (internet, livres, revues …).
  6. Se renseigner sur les aides publiques à la conversion variables selon les départements et les régions, et les comparer avec les MAE (Mesures Agro-Environnementales) possibles dans son secteur géographique. Choisir les plus avantagueux.

BIOLAIT SAS peut vous aider dans ce travail de contact. N’hésitez donc pas à nous appeler au
02-51-81-54-16 (Cécile Moreau, responsable du service développement et Annie Humeau sa collaboratrice seront vos interlocutrices privilégiées).

2- Décider des partenariats et se faire connaître

Lorsque la décision d’entamer une conversion est prise, il y a nécessité de choisir un organisme certificateur et son futur collecteur de lait bio. 6 organismes certificateurs existent :

-ECOCERT SAS BP47 32600 L’ISLE JOURDAIN 
Tél :05.62.07.34.24, Fax : 05.62.07.11.67, Web : www.ecocert.fr, Courriel : info@ecocert.fr

-QUALITE FRANCE SA Service Agriculture Biologique, ZA le Teillay, Le Janet,
35150 BRIE
Tél : 02.99.47.38.38, Tél :producteur : 02.99.47.38.31, Tél : transformateur : 02.99.47.55.29, Fax : 02.99.47.38.30, Web : www.qualite-france.com, Courriel : bio@fr.bureauveritas.com

-ULASE SAS BP 68, Zone d’activité de Champgrand, 26270 LORIOL SUR DRÔME
Tél : 04.75.61.13.05 ou 00, Fax : 04.75.85.62.12, Web : www.ulase.fr, Courriel : info@ulase.fr

- AGROCERT 4 rue Albert Gary, 47200 MARMANDE
Tél : 05.53.20.93.04, Fax : 05.53.20.92.41, Courriel : agrocert@agrocert.fr

- ACLAVE 56 rue Roger Salengro, 85013 LA ROCHE SUR YON
Tél : 02.51.05.14.92, Fax 02.51.36.84.63, Courriel : accueil@aclave.asso.fr

-SGS ICS, 191 avenue Aristide Briand, 94237 CACHAN CEDEX ,
Tél : 01.41.24.83.04, Fax 01.41.24.89.96, Web : www.fr.sgs.com, Courriel : fr.certification@sgs.com

 

Pour ce qui concerne la collecte de lait  un échange avec BIOLAIT permet d’évaluer les volumes et leur saisonnalité. Une décision d’engagement est  alors prise par  BIOLAIT dans le cadre d’un contrat de 3 ans renouvelable par tacite reconduction. Par principe de solidarité notre groupement se donne pour objectif de laisser tomber aucun producteur.

Dans cette même période, il faut aussi s’inscrire auprès de l’AGENCE BIO, 6 rue Lavoisier
93100  Montreuil sous Bois,
Tél : 01-48-70-48-30, Fax : 01.48.70.48.45, Web : www.agencebio.org
Courriel : contact@agencebio.org

 

 

3-Déposer son dossier auprès de l’Administration

Dans un 3ème temps, une demande écrite d’aide à la conversion doit être faite auprès de la DDAF (Direction Départementale de l’Agriculture et de la Forêt) ; elle doit l’être pour le 15 mai suivant le début de la conversion bio, accompagnée des 4 documents suivants :

  1. le formulaire de demande d’engagement dans les MAE ( Mesures Agro Environnementales). 
  2. le registre parcellaire graphique (associé à votre déclaration de surface).
  3. le formulaire « liste des éléments engagés ».
  4. le formulaire « perspective de débouchés ».

 

Au cours de toutes ces étapes et pendant toute la conversion, Biolait peut être à vos côtés de différentes manières. Cela  peut se faire par le contact direct mais aussi par ce site et le forum qui lui est rattaché qui se veut un véritable outil d’échanges de techniques et de soutien notamment avec la rubrique
« questions d’éleveurs ».

Pour ceux qui le souhaitent un parrainage direct peut être réalisé entre un producteur expérimenté en bio et le producteur en conversion.