Pourquoi consommer bio ?

Les produits biologiques sont-ils meilleurs pour la santé que les produits issus de l’agriculture conventionnelle ? Qu’apportent-ils de plus ? Qu’est-ce que la qualité ?

De nombreuses études ont été réalisées par des centres de recherches depuis déjà quelques années. Les résultats publiés prouvent les bienfaits des produits biologiques.

 

 

 


• Un bienfait pour la santé

Beaucoup de légumes biologiques ont une teneur en matière sèche plus élevée, ils sont donc plus riches en éléments nutritifs.
On parle depuis plusieurs années des polyphénols, des substances présentes dans les végétaux, qui nous protègent contre certains cancers et les maladies cardio-vasculaires. Les polyphénols sont synthétisés par les plantes pour se défendre contre leurs ennemis (insectes, champignons) ou pour réagir contre le stress. On comprend que les plantes cultivées en bio en fabriquent souvent plus que celles en conventionnel qui sont protégées en permanence par les pesticides.
La peau des fruits et légumes peut être consommée alors que l’épluchage est indispensable en conventionnel pour éliminer au moins une partie des résidus de pesticides qu’ils peuvent contenir. Or, la peau des fruits et la partie extérieure des légumes sont toujours plus riches en vitamines, en polyphénols et en fibres.
Le constat est le même pour les céréales. Une étude a révélé que les enveloppes et le germe du grain de blé contiennent 10 à 12 fois plus de polyphénols que l’intérieur du grain qui donne la farine blanche.
Le lait et la viande sont sources d’Oméga3 (acides gras essentiels pour la santé, ils ont un rôle de protection contre les maladies cardio-vasculaires).

 

De quoi faire réfléchir

Les enfants nourris avec des aliments biologiques ont des concentrations de résidus de pesticides 6 fois moins élevés que ceux qui mangent des produits de l'alimentation conventionnelle.

 

La teneur en Oméga3 varie selon la manière dont sont nourris les animaux. Elle est beaucoup plus élevée lorsqu’ils sont nourris à l’herbe (élevage bio), qu’avec une alimentation à base de céréales (comme dans la plupart des élevages intensifs).
De par l’interdiction des produits chimiques de synthèse et des OGM, les produits biologiques sont pratiquement exempts de résidus de produits phytosanitaires. Les études n’ont pas fini de révéler les conséquences sur la santé : fertilité, défenses immunitaires, développement psychomoteur, résistances aux antibiotiques, allergies, etc.

 

• Un bienfait pour l’environnement

D’après une étude réalisée en France en 2000, l’agriculture est responsable de plus de 20 % des gaz à effet de serre (gaz carbonique, oxyde d'azote, méthane). La fabrication d'engrais chimiques et pesticides est grande consommatrice de pétrole (1 tonne d'engrais azoté = 2 à 3 tonnes de pétrole).

En mangeant des légumes de saisons et des produits locaux, on agit sur l’effet de serre. En effet, un fruit importé hors saison par avion consomme 10 à 20 fois plus de pétrole que le même fruit produit localement et acheté en pleine saison. D’autre part, on peut limiter l’effet de serre en faisant attention à ne pas acheter des produits suremballés.

Les engrais chimiques et pesticides sont les principaux responsables de la pollution de l'eau, que ce soient la nappe phréatique ou les cours d'eau. Cette pollution n'altère pas seulement notre eau potable, mais est aussi responsable de la prolifération des algues nocives, alors que l'Agriculture Biologique est une solution forte efficace pour retrouver une eau propre.

Le coût de dépollution des eaux potables est réduit (le coût moyen de dénitrification en France est estimé à 0,28 ct/€ au m3, le coût de la prévention par l’agriculture biologique dans un périmètre autour de Munich revient à 0,01 €/m3).

 

Selon l'AFNOR, "la qualité est un ensemble de propriétés et caractéristiques mesurables ou non d'un produit ou d'un service, qui lui confère l'aptitude à satisfaire les besoins exprimés ou implicite de son utilisateur. Pour Bruno TAUPIER-LETAGE, chercheur à l’ITAB, la qualité, c’est un tout. L’approche globale ne se focalise pas sur la quantification de quelques constituants, mais sur la vitalité de l’aliment « le tout est davantage que la somme de ses parties ».

 

 

 

• Un bienfait pour la société

Les fermes bio sont à taille humaine, réparties plus régulièrement sur le territoire notamment sur les zones menacées d'abandon par l'agriculture industrielle car considérées comme non rentables.
Elles sont le plus souvent de polyculture élevage, donnant ainsi une diversité de production, créant un paysage plus varié et plus vivant, s'appuyant sur les ressources locales, avec un besoin en main d'oeuvre de 20 à 30% supplémentaires par rapport à l'agriculture conventionnelle.
Les prix des produits agricoles conventionnels ne prennent jamais en compte les coûts environnementaux qu'ils génèrent (érosion des sols, dépollution de l'eau, achat d'eau en bouteille plastique, élimination des stocks liès à la surproduction, développement des maladies liées aux pesticides, ...) .

 

Manger bio, c’est le respect du vivant, et de la nature, et comme le signait le dernier Printemps de la Bio « Consommer bio, c’est voir plus loin ».

Quelques liens utiles :


www.agrireseau.qc.ca
www.printempsbio.com
www.gabnor.org
www.interbiobretagne.asso.fr
www.bien-et-bio.com

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